DÉMOLITION DE NOTRE DAME DE CORBEIL
Titre emprunté à une œuvre de Jean-Baptiste-Joseph Jorand
2015
Installation In Situ
Marqueur sur tableau blanc, 90 × 120 cm | Moulage plâtre, Un roi (Salomon ?), 44 × 38 × 235 cm | Moulage plâtre, Une reine (la reine de Saba ?), 45 × 41 × 244 cm
100 cartes postales, 10,5 × 14,8 cm

Afin de promouvoir l’enseignement artistique, l’état a procédé entre 1901 et 1912 à l’envoi d’une série de 18 moulages issus de l’atelier de l’actuel musée des monuments français, parmi lesquels figuraient les moulages ci-contre. De plus, l’atelier de la réunion des musées nationaux, héritier du précédent, proposait encore en 1991 la possibilité de faire l’acquisition de ces moulages. Il semble donc difficile de faire un inventaire exhaustif de tous les exemplaires encore conservés aujourd’hui. Cependant, six sont recensés dans les collections suivantes : Eglise de Saint-Martin-de-Louveciennes, Musée des beaux-arts de Lille, Château-musée de Saumur, Musée des beaux-arts de Dijon, Musée des moulages de Lyon et l’école supérieure des beaux-arts d’Angers.

Les deux œuvres originales en pierre ornaient jusqu’en 1820 la façade occidentale de la collégiale Notre-Dame de Corbeil dans l’Essonne, date à laquelle l’édifice fut démoli, « faute d’emploi et de ressources pour l’entretenir ». Elles sont aujourd’hui conservées au musée du Louvre, tandis que les quelques vestiges de la bâtisse sont exposés dans le parc du château de Montgermont, en Seine-et-Marne.

En 1822, Jean-Baptiste-Joseph Jorand réalise une lithographie dans laquelle est représentée une vue intérieure du lieu en cours de démolition. Elle a par la suite été reproduite sous forme de carte postale. L’œuvre originale et un exemplaire de carte postale sont aujourd’hui conservés dans le Musée du Domaine départemental de Sceaux dans les Hauts de Seine.

La présente installation est composée d’un dessin réalisé sur le tableau blanc utilisé par le secrétariat de l’école des beaux-arts d’Angers pour donner diverses informations à ses étudiants. Il reproduit la lithographie susmentionnée et s’accompagne des deux moulages en plâtre. L’ensemble se tient en ses lieux et places habituels dans le hall. Ce fragment d’histoire ainsi révélé est figé par l’édition d’une nouvelle série de cartes postales. Celles‑ci sont envoyées aux différents lieux auxquels elles font référence.